Trois situations, trois logiques
Médecin salarié (hôpital, clinique, cabinet de groupe)
Vous êtes affilié à la caisse de pension de l'employeur. Les questions portent sur les rachats, le plan cadre éventuel et la préparation de l'installation.
Médecin indépendant en raison individuelle
La LPP n'est pas obligatoire. Vous pouvez vous affilier volontairement à une institution de prévoyance, souvent par l'intermédiaire d'une association professionnelle, ou vous limiter au pilier 3a, avec un plafond de 20 % du revenu net, au maximum CHF 36'288 en 2026.
Médecin associé d'une SA ou d'une Sàrl de cabinet
Vous êtes salarié de votre société : la LPP s'applique et la société peut mettre en place un plan adapté aux médecins associés, avec un potentiel de rachat important.
Ce que ça change concrètement pour vous
Pour un médecin à revenu élevé, une affiliation LPP bien construite permet des rachats déductibles importants, alors que le pilier 3a seul est plafonné. La couverture invalidité est l'autre enjeu : un indépendant non affilié ne touche que l'AI en cas d'incapacité durable, ce qui est très loin de son revenu.
Cas pratique fictif
Dr Martin, 41 ans, s'installe en cabinet à Sion
Après dix ans à l'hôpital, le Dr Martin ouvre son cabinet. Son avoir LPP part sur deux comptes de libre passage, faute de nouvelle caisse. Le plan retenu : affiliation volontaire à une institution de prévoyance dès la première année, transfert du libre passage, assurance perte de gain et invalidité, puis rachats échelonnés dès que les revenus du cabinet sont stabilisés. La question d'une Sàrl est réexaminée après trois ans d'activité.
Les points à vérifier à l'installation
- Le sort de l'avoir LPP de l'hôpital : transfert vers une nouvelle institution ou libre passage.
- La couverture invalidité et décès dès le premier jour d'indépendance.
- L'assurance perte de gain en cas de maladie, distincte de la prévoyance.
- Le choix de la structure : raison individuelle ou société, avec ses effets sur la prévoyance.
Les erreurs fréquentes
- Laisser son avoir sur un compte de libre passage pendant des années sans réflexion.
- Rester sans couverture invalidité pendant les premières années du cabinet.
- Utiliser le 2e pilier pour financer l'installation sans mesurer l'effet sur la retraite.
