Dans quels cas ?
- Fin d'un emploi sans nouvel employeur, ou nouvel employeur sans caisse de pension.
- Chômage, congé sans solde prolongé, pause professionnelle.
- Passage au statut d'indépendant sans affiliation à une caisse.
- Divorce : la part du 2e pilier transférée au conjoint peut aller sur un compte de libre passage.
Si vous retrouvez un emploi, l'avoir doit être transféré à la nouvelle caisse de pension.
Ce que ça change concrètement pour vous
Vous ne bénéficiez plus de la couverture de votre ancienne caisse en cas d'invalidité ou de décès : vérifiez votre protection. Côté placement, vous avez le choix entre un compte rémunéré, sans risque de perte, et une solution en titres, plus exposée aux marchés. Avec un horizon long, les titres peuvent rapporter davantage, mais leur valeur fluctue et peut baisser.
Deux comptes au maximum
La loi permet de répartir votre prestation de sortie sur deux institutions de libre passage au plus. Bien utilisée, cette règle permet plus tard de retirer les deux comptes sur deux années différentes, et de réduire l'impôt.
Cas pratique fictif
Thomas, 54 ans, après une restructuration
Thomas quitte son employeur et lance une activité de conseil sans caisse de pension. Son avoir de CHF 480'000 est réparti sur deux comptes de libre passage : l'un en compte rémunéré, pour la sécurité, l'autre en titres à risque modéré, pour son horizon de plus de dix ans. À la retraite, il pourra les retirer sur deux années différentes, en coordination avec son 3a.
Quand peut-on retirer son libre passage ?
- Dès 5 ans avant l'âge de référence AVS, soit dès 60 ans, et au plus tard 5 ans après si vous continuez à travailler.
- Pour acheter votre logement principal.
- Pour démarrer une activité indépendante principale.
- En cas de départ définitif de Suisse, avec des restrictions vers l'Union européenne et l'AELE pour la part obligatoire.
Des avoirs oubliés ?
Des milliers de comptes de libre passage sont oubliés après un changement d'emploi. La Centrale du 2e pilier permet de rechercher gratuitement vos avoirs auprès de toutes les institutions. C'est la première vérification que nous faisons lors d'une analyse de prévoyance.
Les erreurs fréquentes
- Laisser son avoir sur l'institution par défaut sans comparer les frais et la rémunération.
- Tout mettre sur un seul compte et perdre la possibilité d'échelonner.
- Oublier de transférer l'avoir à la nouvelle caisse : cela réduit le potentiel de rachat et complique la retraite.
- Placer en titres risqués un avoir qui sera retiré dans deux ans.
